27 Oct
27Oct

Vous rentrez chez vous. Personne à qui raconter votre journée, aucun message en attente. Vous allumez la télévision avant même d’avoir posé votre sac. Juste pour entendre une voix.

Puis vous regardez votre téléphone. Toujours rien. Vous vérifiez vingt secondes plus tard. On ne sait jamais.

Parfois, il suffit d’un dimanche sans programme, d’un rendez-vous annulé ou de quelques heures sans votre partenaire pour que l’inconfort s’installe. 

Un vide, une agitation, une tristesse. 

L’envie pressante de trouver quelqu’un, quelque chose, n’importe quoi pour remplir ce moment.

Qu’est-ce qui devient si difficile lorsque les autres ne sont plus là ?

Cette question peut ouvrir plusieurs pistes. Votre situation actuelle, votre histoire et ce que vous ressentez dans ces moments méritent d’être regardés ensemble.

Avoir besoin de lien fait partie de la vie

Nous avons besoin de relations, d’échanges et de soutien. La place de ces liens varie selon les personnes et les périodes de la vie.

Il est utile de distinguer le fait d’être seul, l’isolement social et le sentiment de solitude. 

L’isolement correspond à un manque de contacts et de relations. 

Le sentiment de solitude renvoie au décalage douloureux entre les liens que l’on a et ceux dont on aurait besoin.

Vous pouvez apprécier une soirée sans compagnie et vous sentir profondément seul au milieu d’un dîner où personne ne vous écoute vraiment.

La question porte aussi sur la qualité du lien : vous sentez-vous compris, soutenu, important pour quelqu’un ?


Votre quotidien a peut-être perdu ses repères

Une séparation, un deuil, un déménagement ou un changement professionnel peuvent bouleverser les relations et les habitudes qui structuraient la vie. 

Après une rupture, par exemple, les moments les plus difficiles peuvent être très ordinaires : préparer le dîner, rentrer le soir, se réveiller le dimanche. La personne manque, mais aussi les échanges, les projets et les gestes partagés.

Il arrive également que les proches soient loin, peu disponibles, ou que les occasions de rencontre se soient raréfiées.

Dans ces situations, le besoin de présence mérite une réponse concrète. Retrouver des contacts réguliers, des activités accessibles et des relations réciproques fait partie du chemin.


Quand le silence laisse davantage de place aux pensées

Tant que la journée est remplie, vous avez des choses à faire, des personnes à qui répondre, des problèmes à régler.

Puis tout s’arrête. Et certaines pensées prennent beaucoup de place :

« Pourquoi cette relation s’est-elle terminée ? »

« Est-ce que j’ai fait les bons choix ? »

« Et si ma vie restait comme ça ? »

Le cerveau semble avoir réservé le créneau du soir pour ouvrir tous les dossiers en retard. Sans vous demander votre disponibilité.

Vous pouvez alors chercher une présence pour apaiser ce qui se passe intérieurement. Une conversation, du bruit ou une activité vous offrent un répit.

Il peut être utile d’observer ce qui revient lorsque les distractions s’arrêtent : une inquiétude, un chagrin, un regret, une question que vous repoussez depuis longtemps ?


Quand l’absence de l’autre prend le sens d’un abandon

Pour certaines personnes, un moment sans nouvelles s’accompagne rapidement de pensées douloureuses :

« On m’oublie. »

« Je ne compte pas vraiment. »

« Si personne ne me cherche, c’est que je n’ai pas beaucoup d’importance. »

L’absence de contact devient alors une manière de juger sa propre valeur.

Si vous avez connu des séparations douloureuses, des liens imprévisibles ou le sentiment de devoir beaucoup faire pour recevoir de l’attention, il peut être utile d’explorer ce que la solitude évoque aujourd’hui pour vous

.Ce sont des pistes de compréhension, à mettre en lien avec votre expérience.

Une question peut aider : « Quand quelqu’un n’est pas disponible, qu’est-ce que j’en conclus sur moi ou sur notre relation ? »

Un rendez-vous annulé peut décevoir. Mais si vous y entendez aussitôt « je ne mérite pas qu’on passe du temps avec moi », cette interprétation mérite elle aussi de l’attention.


Quand vous ne savez plus très bien quoi faire pour vous

Vous avez peut-être l’habitude de prendre soin, d’organiser, d’aider, de répondre aux attentes. Votre place semble claire lorsque quelqu’un a besoin de vous.

Et lorsque personne ne vous sollicite, une autre difficulté apparaît : « Qu’est-ce que je fais maintenant ? Qu’est-ce qui me ferait plaisir, à moi ? »

Si votre énergie a longtemps été tournée vers les autres, retrouver vos propres envies peut demander du temps.

La solitude peut alors mettre en lumière une place que vous vous accordez rarement : celle d’une personne qui a des goûts, des besoins et des projets, même lorsqu’elle n’est utile à personne dans l’immédiat.


Quand la peur de la solitude commence à décider à votre place

Le problème devient plus pesant lorsque cette peur influence vos choix au point de vous éloigner de ce qui vous convient.

Vous acceptez toutes les invitations, même sans envie. 

Vous cherchez sans cesse à être rassuré. 

Vous reprenez contact avec une personne dont les échanges vous font souffrir. 

Ou vous restez dans une relation qui vous blesse, parce que le vide après vous paraît insupportable.

Ces réactions peuvent être des tentatives pour trouver un apaisement immédiat.

Les regarder avec bienveillance permet d’explorer deux choses : ce qu’elles vous apportent sur le moment, et ce qu’elles vous coûtent ensuite.


Comment rendre ces moments plus supportables ?

Vous pouvez commencer par préciser ce qui se passe lorsque la solitude devient difficile :

  • Qu’est-ce que je ressens ? De la tristesse, de l’ennui, de l’inquiétude, un sentiment de rejet ?
  • Qu’est-ce que je me raconte ? « Personne n’est disponible ce soir » ou « personne ne tient à moi » ?
  • De quoi ai-je besoin maintenant ? D’un échange, de réconfort, de repos, d’une activité qui m’intéresse ?

Selon la réponse, les appuis seront différents.

Vous pouvez aussi choisir un moment court, dans un cadre où vous vous sentez à l’aise, pour faire quelque chose qui vous plaît : marcher, cuisiner, lire quelques pages, écouter de la musique. 

Observez ce que vous vivez, sans vous imposer d’aimer immédiatement chaque minute.

En parallèle, entretenez les liens qui vous font du bien. Proposer un rendez-vous régulier, rejoindre une activité ou parler à un proche de ce que vous traversez peut aider à retrouver de la continuité dans les relations.

Se sentir mieux dans les moments seuls et construire des liens plus satisfaisants peuvent avancer ensemble.


Quand se faire accompagner ?

Si la peur de la solitude entraîne une forte angoisse, perturbe votre sommeil, vous empêche de vivre normalement ou s’accompagne d’une tristesse persistante, il est peut être temps d'en parler.

Vous pouvez vous faire accompagner pour comprendre des réactions qui se répètent, explorer votre histoire relationnelle ou retrouver davantage de liberté dans vos choix.

Chez RéVL, je vous propose un espace pour mettre des mots sur ce que ces moments réveillent, comprendre ce qui vous rassure et repérer les besoins qui demandent à être entendus. 

Ensemble, nous pouvons travailler sur votre rapport à vous-même, vos relations et les appuis que vous souhaitez construire au quotidien.


Je vous reçois au cabinet à Carrières-sous-Poissy ou en visio. 

Cet accompagnement peut s’articuler avec un suivi médical lorsque celui-ci est nécessaire.

Un premier échange téléphonique gratuit, sans engagement, permet de faire connaissance et de voir si vous vous sentez en confiance pour travailler avec moi.

Prise de Rendez-Vous - ReVL


Article rédigé par Véronique Lefevre

Thérapeute Spécialiste des Transitions de vie - RéVL

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